Partir en randonnée : prévoir la météo…
Dans tous les cas, une précaution de base est de ne partir que par temps sûr. Le petit sommet le plus agréable du monde par une belle matinée peut, en cas d’orage violent, de vent, de pluie, se transformer en maelström. La montagne est un amplificateur. Le sommet et les arêtes attirent la foudre, un couloir devient un entonnoir de pierres, le torrent draine tout ce qui tombe dans le bassin au dessus, le col laisse passer un vent violent etc.
Le brouillard, le vent, le froid font perdre tout repère surtout si on n’a pas l’habitude de s’orienter, et que le sentier est mal tracé. La situation, totalement imprévue, peut vite occasionner un grand stress, qui à son tour en décuple les conséquences. En fait, la plupart du temps l’accident est dû à un enchaînement de circonstances malheureuses L’arrivée du mauvais temps fait perdre l’itinéraire, on tente de descendre au mieux, les pentes d’herbe faciles deviennent glissantes, les tennis si agréables sur le sentier s’y révèlent totalement inadaptées, et la barre rocheuse au dessous crée la catastrophe.
On se gardera toujours une marge de manœuvre afin d’être sur de pouvoir être à l’abri avant la course Bien sûr, il faut raison garder, une simple averse, pour vu on soit bien équipé, n’a jamais tué personne. Cette notion de temps sur est en outre évidement variable selon la longueur de 1’expédition envisagée: si vous partez le matin pour une promenade de deux heures tout compris, la prévision d’un orage en fin d’après-midi ne devrait pas être de nature à vous impressionner. A l’inverse, une randonnée ou une ascension de deux jours nécessite une période de beau temps stable. Dans tous les cas, se renseigner sur la météo demeure donc une précaution indispensable …


